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20 April 2026

L’actualité juridique numérique de la semaine – 20 avril 2026

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Haas Avocats

Contributor

HAAS Avocats, a French law firm, defends and protects national and international clients in the fields of French intellectual property, new information and communication technologies, data protection, e-commerce, e-marketing and business law.
Gérard Haas et son équipe ont compilé pour vous les actualités clés afin de vous permettre de rester à jour sur les dernières tendances et évolutions des secteurs juridique et numérique.
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Gérard Haas et son équipe ont compilé pour vous les actualités clés afin de vous permettre de rester à jour sur les dernières tendances et évolutions des secteurs juridique et numérique !

Actualité 1 – Une application européenne de vérification d’âge pour protéger les mineurs et préserver leur vie privée

Le média Commission européenne présente cette initiative comme une avancée majeure conciliant protection des mineurs en ligne et respect des données personnelles.

Contexte
Face à la montée des risques liés à l’exposition des mineurs à des contenus inappropriés en ligne, l’Union européenne renforce son cadre de régulation numérique. Cette initiative s’inscrit notamment dans la mise en œuvre du Digital Services Act, qui impose aux plateformes numériques de mieux protéger les utilisateurs, en particulier les plus jeunes, tout en respectant le Règlement général sur la protection des données.

Résumé des faits

  • La Commission européenne annonce le développement d’une application de vérification d’âge destinée à protéger les mineurs en ligne.
  • Cette solution vise à permettre aux utilisateurs de prouver leur âge sans divulguer d’informations personnelles sensibles.
  • L’objectif est de limiter l’accès des mineurs à des contenus inappropriés tout en préservant leur vie privée.
  • L’application repose sur des technologies respectueuses des principes de minimisation des données.
  • Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de création d’un portefeuille d’identité numérique européen.
  • Les États membres et les plateformes numériques sont encouragés à adopter cette solution pour renforcer la sécurité en ligne.

Impact juridique
Cette initiative s’inscrit dans le renforcement du cadre réglementaire européen en matière de protection des mineurs et de régulation des plateformes numériques. Elle illustre une volonté de concilier deux exigences juridiques majeures : d’une part, l’obligation pour les plateformes de prévenir l’accès des mineurs à certains contenus, conformément au Digital Services Act, et d’autre part, le respect strict des principes du RGPD, notamment la minimisation des données et la protection de la vie privée. À terme, cette application pourrait devenir un standard technique de conformité pour les acteurs du numérique opérant dans l’Union européenne, en influençant leurs obligations en matière de vérification d’âge et de gestion des données personnelles.

Lien vers l’actualité : Commission Européenne

Actualité 2 – DSA : la Commission déclare que le design « addictif » de TikTok enfreint le droit européen

Le média Euronews traite le sujet en mettant en avant les préoccupations de la Commission européenne quant aux pratiques de conception de TikTok, susceptibles de contrevenir au droit européen.

Contexte
Dans le cadre de l’application du Digital Services Act, l’Union européenne renforce son contrôle sur les grandes plateformes numériques afin de limiter les risques systémiques, notamment ceux liés à la protection des mineurs et aux mécanismes favorisant une utilisation excessive des services. TikTok, en tant que très grande plateforme en ligne, fait l’objet d’une surveillance accrue en raison de son influence massive, en particulier auprès des jeunes utilisateurs.

Résumé des faits

  • La Commission européenne estime que certains éléments de design de TikTok peuvent enfreindre les règles du DSA.
  • Les fonctionnalités visées incluent notamment les mécanismes favorisant une utilisation prolongée et potentiellement addictive de la plateforme.
  • Ces pratiques pourraient constituer un risque pour la santé mentale des utilisateurs, en particulier des mineurs.
  • L’exécutif européen reproche à TikTok un manque de transparence sur les risques liés à son fonctionnement.
  • L’entreprise pourrait être contrainte de modifier certaines fonctionnalités pour se conformer aux exigences européennes.
  • En cas de non-conformité, TikTok s’expose à des sanctions financières importantes.

Impact juridique
Cette affaire illustre une interprétation renforcée du Digital Services Act, qui ne se limite pas à la modération des contenus mais s’étend désormais à la conception même des interfaces numériques. Le concept de « design addictif » pourrait devenir un nouveau standard d’analyse juridique des plateformes, impliquant une responsabilité accrue des acteurs du numérique quant aux effets comportementaux de leurs services. Elle confirme également que les plateformes doivent non seulement évaluer les risques systémiques, mais aussi adapter concrètement leurs produits pour protéger les utilisateurs, sous peine de sanctions pouvant atteindre plusieurs milliards d’euros.

Lien vers l’actualité : Euronews

Actualité 3 – CJUE : portée de l’exception de pastiche dans le sampling

Le média Le Monde du Droit traite le sujet en analysant la décision de la Cour de justice de l’Union européenne et ses conséquences sur l’utilisation du sampling au regard du droit d’auteur.

Contexte
Le sampling, pratique consistant à réutiliser des extraits d’œuvres musicales existantes, soulève depuis plusieurs années des tensions entre liberté de création artistique et protection des droits des auteurs. Dans l’Union européenne, ces usages sont encadrés par le droit d’auteur, notamment à travers certaines exceptions comme la parodie, la caricature ou le pastiche, dont l’interprétation reste délicate et évolutive.

Résumé des faits

  • La CJUE a été saisie afin de préciser les conditions d’application de l’exception de pastiche dans le cadre du sampling musical.
  • La Cour rappelle que le pastiche constitue une exception au droit d’auteur permettant l’utilisation d’une œuvre sans autorisation sous certaines conditions.
  • Elle souligne que cette exception doit être interprétée de manière autonome au niveau européen.
  • Le pastiche ne nécessite pas nécessairement une intention humoristique, contrairement à la parodie.
  • L’appréciation repose sur un équilibre entre la liberté d’expression artistique et les droits des titulaires de droits.
  • Les juridictions nationales restent compétentes pour apprécier au cas par cas si un usage relève du pastiche.

Impact juridique
Cette décision clarifie le régime juridique applicable au sampling en reconnaissant une interprétation plus souple de l’exception de pastiche. Elle ouvre potentiellement la voie à une plus grande liberté créative pour les artistes, tout en maintenant un cadre protecteur pour les titulaires de droits. En pratique, elle renforce le rôle des juges nationaux dans l’appréciation concrète des usages et contribue à harmoniser l’interprétation du droit d’auteur au sein de l’Union européenne, en posant des critères d’analyse communs.

Lien vers l’actualité : Le Monde du Droit

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