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14 July 2026

L’actualité juridique numérique de la semaine – 13 juillet 2026

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Haas Avocats

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HAAS Avocats, a French law firm, defends and protects national and international clients in the fields of French intellectual property, new information and communication technologies, data protection, e-commerce, e-marketing and business law.
Gérard Haas et son équipe ont compilé pour vous les actualités clés afin de vous permettre de rester à jour sur les dernières tendances et évolutions des secteurs juridique et numérique !
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Gérard Haas et son équipe ont compilé pour vous les actualités clés afin de vous permettre de rester à jour sur les dernières tendances et évolutions des secteurs juridique et numérique !

Actualité 1 – Droits voisins : l’Autorité de la concurrence ordonne à Meta de négocier de bonne foi avec les éditeurs de presse

Le Figaro revient sur la décision de l’Autorité de la concurrence imposant à Meta de respecter ses obligations en matière de droits voisins et de reprendre des négociations loyales avec les éditeurs de presse français.

Contexte

Les droits voisins permettent aux éditeurs et agences de presse d’obtenir une rémunération lorsque leurs contenus journalistiques sont repris par des plateformes numériques. Depuis l’instroduction de ce dispositif en droit français, plusieurs acteurs du numérique ont été confrontés à des procédures visant à garantir une négociation équilibrée avec les médias. Après Google, c’est désormais Meta qui est visée par l’Autorité de la concurrence concernant les conditions de rémunération des contenus de presse diffusés sur ses plateformes.

Résumé des faits

  • L’Autorité de la concurrence a ordonné à Meta de reprendre des négociations avec les éditeurs et agences de presse concernant la rémunération liée aux droits voisins.
  • Le régulateur reproche au groupe de ne pas avoir respecté pleinement son obligation de négocier de bonne foi avec les acteurs de la presse.
  • La décision intervient après des plaintes déposées par plusieurs organisations représentant les éditeurs, qui contestaient les conditions proposées par Meta pour l’utilisation de leurs contenus.
  • L’Autorité estime que les discussions doivent s’appuyer sur des informations transparentes et suffisantes afin de permettre une évaluation juste de la rémunération due aux éditeurs.
  • Meta devra se conformer aux exigences fixées par le régulateur et engager un dialogue permettant d’aboutir à des accords conformes au cadre applicable aux droits voisins.

Impact juridique

Cette décision confirme le rôle central de l’Autorité de la concurrence dans l’application effective du régime des droits voisins face aux grandes plateformes numériques. Elle rappelle que les acteurs du numérique ne doivent pas seulement engager des discussions avec les éditeurs de presse, mais doivent mener de véritables négociations transparentes et de bonne foi. Elle s’inscrit plus largement dans le renforcement de l’encadrement juridique des relations entre plateformes et producteurs de contenus, afin d’assurer un meilleur partage de la valeur générée par l’exploitation des contenus journalistiques en ligne.

Lien vers l’actualité : Le Figaro

Actualité 2 – Le tribunal de l’UE rejette le recours d’Apple contre sa désignation de « contrôleur d’accès » pour l’App Store et iOS

Le Monde revient sur la décision du Tribunal de l’Union européenne rejetant le recours d’Apple contre sa qualification de contrôleur d’accès pour l’App Store et iOS dans le cadre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA).

Contexte

Le Digital Markets Act (DMA) vise à encadrer les grandes plateformes numériques exerçant un rôle structurant sur le marché européen. Les entreprises désignées comme « contrôleurs d’accès » doivent respecter des obligations spécifiques destinées à favoriser la concurrence, limiter les pratiques restrictives et garantir davantage d’ouverture dans les écosystèmes numériques.

Résumé des faits

  • Le Tribunal de l’Union européenne a rejeté le recours introduit par Apple contestant sa désignation comme contrôleur d’accès pour son système d’exploitation iOS et sa boutique d’applications App Store.
  • Apple estimait que la Commission européenne avait commis des erreurs dans son analyse et contestait l’application du statut de contrôleur d’accès à certains de ses services.
  • Les juges européens ont confirmé l’appréciation de la Commission, considérant que les services concernés occupaient une position stratégique permettant à Apple d’agir comme intermédiaire essentiel entre les entreprises et les utilisateurs.
  • Cette décision confirme que l’entreprise doit respecter les obligations prévues par le DMA, notamment en matière d’ouverture de son écosystème et de limitation des pratiques susceptibles de restreindre la concurrence.
  • Le rejet du recours constitue une validation importante du dispositif européen visant à réguler l’influence économique des grandes plateformes numériques.

Impact juridique

Cette décision renforce la portée du Digital Markets Act et confirme la capacité de la Commission européenne à imposer de nouvelles obligations aux grandes entreprises technologiques considérées comme incontournables sur les marchés numériques. Elle rappelle que les contrôleurs d’accès doivent adapter leurs pratiques afin de garantir davantage d’équité et de concurrence, sous peine de s’exposer à des mesures correctrices et à des sanctions financières importantes.

Lien vers l’actualité : Le Monde

Actualité 3 – Géolocalisation et applications mobiles : comment protéger vos données ?

La CNIL publie une série de recommandations afin de sensibiliser les utilisateurs aux enjeux liés au partage de leurs données de localisation avec les applications mobiles.

Contexte

Les données de géolocalisation permettent de déterminer la position d’un utilisateur à partir de son appareil mobile. Particulièrement précises et sensibles, elles peuvent révéler de nombreuses informations sur les habitudes de vie d’une personne, ses déplacements ou encore les lieux qu’elle fréquente. Leur collecte par les applications mobiles est donc strictement encadrée par le Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Résumé des faits

  • La CNIL alerte les utilisateurs sur les risques liés au partage excessif des données de géolocalisation avec certaines applications mobiles.
  • L’autorité rappelle que l’accès à la localisation doit être limité aux situations où cette donnée est réellement nécessaire au fonctionnement du service proposé.
  • Les utilisateurs sont invités à vérifier régulièrement les autorisations accordées aux applications installées sur leurs appareils.
  • La CNIL recommande notamment de privilégier les réglages permettant une géolocalisation uniquement pendant l’utilisation de l’application plutôt qu’un accès permanent.
  • Elle encourage également les utilisateurs à désactiver les autorisations inutiles et à supprimer les applications qui collecteraient des données de localisation sans justification suffisante.

Impact juridique

Cette publication rappelle les obligations imposées par le RGPD aux éditeurs d’applications mobiles concernant la collecte et l’utilisation des données de géolocalisation. Ces derniers doivent respecter les principes de minimisation des données, de transparence et recueillir un consentement valable lorsque celui-ci est nécessaire. Le traitement de données de localisation injustifié ou disproportionné peut exposer les organismes concernés à des contrôles et sanctions de la CNIL.

Lien vers l’actualité : CNIL

Actualité 4 – Le DSA, un outil de l’ARCOM pour réguler l’IA

Dalloz Actualité revient sur le développement par l’Arcom d’un outil destiné à accompagner la régulation des systèmes d’intelligence artificielle dans le cadre du Digital Services Act (DSA).

Contexte

Le Digital Services Act (DSA) impose de nouvelles obligations aux plateformes numériques afin de renforcer la transparence, la sécurité des utilisateurs et la lutte contre les contenus illicites en ligne. Dans ce contexte, les autorités de régulation développent de nouveaux moyens techniques pour contrôler les pratiques des acteurs numériques, notamment face au développement des contenus générés ou diffusés par des systèmes d’intelligence artificielle.

Résumé des faits

  • L’Arcom a présenté un nouvel outil destiné à renforcer ses capacités d’analyse et de régulation des services numériques soumis au DSA.
  • Cet outil vise notamment à mieux comprendre le fonctionnement des systèmes d’intelligence artificielle utilisés par les plateformes en ligne.
  • Il doit permettre d’évaluer certains mécanismes automatisés, tels que les systèmes de recommandation ou de modération de contenus.
  • L’objectif est d’améliorer la capacité des régulateurs à identifier les risques systémiques liés aux grandes plateformes numériques.
  • Cette initiative s’inscrit dans le renforcement des moyens de contrôle des autorités nationales chargées de veiller à la bonne application du cadre européen applicable aux services numériques.

Impact juridique

Cette initiative illustre l’évolution du rôle des autorités de régulation face à la complexité croissante des technologies numériques. Dans le cadre du DSA, les plateformes doivent être en mesure de démontrer la conformité de leurs systèmes, notamment lorsqu’elles utilisent des outils automatisés susceptibles d’influencer l’accès à l’information ou la diffusion des contenus. Le développement d’outils d’analyse par les régulateurs pourrait ainsi renforcer les contrôles portant sur la transparence algorithmique et la gestion des risques liés à l’intelligence artificielle.

Lien vers l’actualité : Dalloz

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