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L’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a publié sa première étude consacrée aux start-up françaises dans le secteur des technologies dites « vertes » ou « climatiques », aussi appelées « greentech ». Cette étude a été menée sur un panel de 2 837 entreprises labellisées par l’Observatoire Greentech de Bpifrance entre 2014 et 2024. L’objectif de cette étude était d’analyser les liens entre innovation, propriété intellectuelle et financement dans un secteur au cœur de la transition écologique.
L’étude met en évidence le rôle stratégique des brevets comme levier de croissance et de compétitivité pour les jeunes entreprises innovantes. Les résultats montrent qu’environ 28 % des start-up étudiées détiennent au moins une famille de brevets, représentant au total 2 288 familles de brevets. Les entreprises qui protègent leurs innovations bénéficient d’un accès plus favorable aux financements : elles lèvent en moyenne 4,65 millions d’euros, soit 71 % de plus que les start-up ne déposant pas de brevets. Elles accèdent également 1,7 fois plus souvent aux levées de fonds, un avantage qui se confirme lors des phases de développement les plus avancées.
L’étude souligne également la forte dimension internationale des stratégies de propriété industrielle. Plus des trois quarts des familles de brevets sont étendues à au moins deux pays, traduisant une volonté d’exporter les innovations dès les premières étapes de développement. Elle met aussi en lumière une répartition territoriale dynamique : 75 % des start-up déposantes sont implantées hors d’Île-de-France, avec une forte présence en Auvergne-Rhône-Alpes, en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine.
Enfin, l’étude identifie les principaux domaines technologiques de la greentech française, notamment les batteries, l’hydrogène, les piles à combustible et l’aviation décarbonée, qui concentrent une part importante des dépôts de brevets. Au-delà des chiffres, l’INPI confirme que la propriété intellectuelle constitue un véritable facteur d’accélération pour les start-up de la transition écologique, en renforçant leur capacité à innover, à attirer des investisseurs et à se développer sur les marchés internationaux.
Etude de l’INPI « Greentech : comment les start-up françaises innovent, se protègent et se financent » publiée en juin 2026
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