ARTICLE
26 May 2026

Bien connaître l’identité des parties à une opération immobilière commerciale

BC
Blake, Cassels & Graydon LLP

Contributor

Blake, Cassels & Graydon LLP (Blakes) is one of Canada's top business law firms, serving a diverse national and international client base. Our integrated office network provides clients with access to the Firm's full spectrum of capabilities in virtually every area of business law.
Navigating the complexities of identifying parties in commercial real estate transactions requires careful attention to legal and commercial risks. From verifying contractual capacity to managing assignment rights, understanding these critical elements can prevent costly surprises and ensure enforceability of purchase and sale agreements.
Canada Real Estate and Construction
Tina Peters’s articles from Blake, Cassels & Graydon LLP are most popular:
  • in Canada
  • with readers working within the Technology, Retail & Leisure and Law Firm industries
Blake, Cassels & Graydon LLP are most popular:
  • within Wealth Management topic(s)
  • with Senior Company Executives, HR and Inhouse Counsel

L’identification des parties à une opération immobilière commerciale peut paraître une exigence simple, mais toute erreur à cette étape pourrait occasionner de véritables risques juridiques et commerciaux. L’incertitude et les préoccupations relativement à l’identité réelle ou à la solvabilité d’une partie contractante, ou encore au caractère exécutoire d’une convention d’achat et de vente de bien immobilier, sont toutes des questions qui, si elles ne sont pas abordées dès que possible dans le processus de négociation entre les parties, peuvent avoir d’importantes répercussions sur les résultats d’une opération.

Voici cinq éléments à garder à l’esprit lors de la négociation d’une convention d’achat et de vente de bien immobilier (ci-après, une « convention »).

  1. Sachez avec qui vous faites affaire. Confirmez toujours que le cocontractant est une entité légale ayant la capacité de conclure des conventions et de détenir des titres de propriété. Ce ne sont pas toutes les entités qui disposent de ces deux capacités. Des renseignements erronés au sujet de l’identité d’un cocontractant peuvent miner le caractère exécutoire d’une convention.
  2. Restez vigilant face à l’utilisation du terme « ou son cessionnaire ». Ce terme, lorsqu’il est ajouté à la description de l’acheteur, peut sembler bien anodin, mais il crée une certaine incertitude quant à la personne avec laquelle le vendeur conclut une convention. Les droits de cession devraient être établis dans une clause de cession clairement rédigée, plutôt que dans la description des parties.
  3. Confirmez la propriété du bien. Le vendeur nommé dans la convention n’est pas toujours le propriétaire inscrit ou bénéficiaire du bien visé. Lorsqu’un prête-nom ou un nu-fiduciaire est partie à la convention, il peut être nécessaire d’obtenir des autorisations, des déclarations ou d’autres documents additionnels pour s’assurer que le vendeur a la capacité de transférer le titre du bien concerné.
  4. Évaluez la solidité de l’engagement du cocontractant. Si le cocontractant est une entité à vocation unique, il pourrait être propriétaire uniquement du bien visé; à la suite de la réalisation de l’opération, il ne serait alors propriétaire d’aucun autre actif important. S’il y a lieu pour le cocontractant de fournir des engagements importants ou d’être assujetti à des obligations postérieures à la clôture de l’opération, envisagez des mesures de protection additionnelles, telles qu’une garantie de la société mère ou une retenue.
  5. Réfléchissez dès que possible aux droits de cession. Les clauses de cession ont une incidence sur la question de savoir qui sera, au bout du compte, la partie cocontractante, ce qui soulève diverses préoccupations en matière de connaissance du client, de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et d’atteinte à la réputation. Il n’y a aucune approche universelle. Souvent, les vendeurs souhaitent obtenir des certitudes dès le début du processus, alors que les acheteurs pourraient avoir besoin d’une certaine souplesse pour pouvoir céder leurs obligations à des membres de leur groupe ou à des investisseurs.

Bref, l’identification des parties est bien plus qu’une question juridique pratique; il s’agit également d’une question de risque commercial. Le fait d’aborder cette question dès que possible dans le processus d’achat ou de vente d’un bien immobilier – idéalement, à l’étape de la lettre d’intention — peut permettre d’éviter d’avoir des surprises ultérieurement.

For permission to reprint articles, please contact the bulletin@blakes.com Marketing Department.

© 2025 Blake, Cassels & Graydon LLP.

The content of this article is intended to provide a general guide to the subject matter. Specialist advice should be sought about your specific circumstances.

[View Source]

Mondaq uses cookies on this website. By using our website you agree to our use of cookies as set out in our Privacy Policy.

Learn More