Canada: L'AICA fait le point sur l'évolution des FinTech dans le secteur de l'assurance

À la fin de février 2017, l'Association internationale des contrôleurs d'assurance (AICA) a publié un rapport, intitulé FinTech Developments in the Insurance Industry (L'évolution des FinTech dans le secteur de l'assurance) (le « Rapport »), contenant une analyse intéressante, réfléchie et importante des conséquences probables de l'essor des technologies financières (les « FinTech ») – qui, jusqu'à présent, ciblaient principalement les banques et les marchés financiers – sur le secteur de l'assurance. Le rapport de 45 pages, où les FinTech orientées vers le secteur de l'assurance sont appelées les « InsurTech » (ou « AssurTech » en français), aborde les questions suivantes :

  • les moteurs de l'innovation dans le secteur de l'assurance;
  • les innovations récentes dans les AssurTech;
  • le secteur actuel des AssurTech (entreprises en démarrage, financement, relations avec les assureurs traditionnels, etc.);
  • les scénarios envisageables pour l'avenir et leurs répercussions probables sur le contrôle du secteur de l'assurance;
  • les effets de la technologie des registres distribués, par exemple les chaînes de blocs et les mégadonnées.

Le Rapport devrait impérativement être lu par les assureurs, les entreprises du domaine des FinTech et les responsables de la réglementation, qui ont tout intérêt à se préparer rapidement à l'ère des FinTech et à en exploiter les possibilités. Dans le présent article, nous résumons en partie l'analyse et les principales conclusions de ce document.

Moteurs de l'innovation

Les auteurs du Rapport notent que, souvent, le terme « FinTech » s'entend non pas simplement des technologies financières, mais plutôt des technologies financières ayant le potentiel de transformer la manière dont une entreprise financière conduit ses affaires en rendant possibles de nouvelles offres de services et de nouveaux modèles d'affaires. Ils font aussi remarquer que, si les FinTech étaient jusqu'à récemment orientées surtout vers le secteur bancaire, il est devenu plus intéressant, puisque la demande des banques commence à se saturer, de s'attaquer aux besoins particuliers, et souvent uniques, du secteur de l'assurance. Selon le Rapport, les principaux moteurs de l'innovation en AssurTech sont les suivants :

  • la prolifération des données et des outils analytiques, par exemple les dispositifs portables et l'Internet des objets (« IdO »);
  • la nécessité pour les investisseurs et les innovateurs du secteur des FinTech de trouver des débouchés;
  • la préférence des milléniaux pour des produits simples, autogérés, disponibles à la demande et en ligne;
  • le désir des assureurs en place d'améliorer leurs rendements grâce à des produits mieux adaptés aux besoins, à une détection des fraudes plus efficace et à une réduction des coûts par l'automatisation.

Innovations technologiques récentes

Le Rapport passe en revue une large gamme d'innovations dans le domaine des AssurTech, par exemple une application sur téléphone intelligent permettant à des entreprises concurrentes d'offrir des produits de durée limitée et à la demande sur des plateformes similaires à celle d'Uber ou d'Airbnb (déjà utilisée pour offrir l'assurance des véhicules uniquement pendant qu'ils sont utilisés). S'inscrivant dans le courant en pleine croissance de l' « économie collaborative », les assurances de ce type pourraient également être adaptées aux besoins d'un groupe ou d'une communauté d'utilisateurs en particulier. Le Rapport ne donne pas d'exemple concret dans le cas des applications potentielles de l'IdO à l'assurance, mais il est plus que probable que l'essor de la télématique et de la télémétrie, matérialisé par l'interréseautage des appareils ménagers, des maisons, des automobiles et des autres objets physiques (y compris les êtres humains, p. ex. par l'utilisation de moniteurs d'activité physique extracorporels) permettra de générer des données d'une utilité inestimable pour le secteur de l'assurance.

Par ailleurs, l'analytique, les mégadonnées et l'apprentissage-machine rendront possibles des utilisations plus sophistiquées de l'information et notamment d'autres applications de l'intelligence artificielle, dont les « robots-conseillers » capables de guider intelligemment les clients vers les assurances les plus appropriées pour eux. De plus, la technologie des registres distribués pourrait permettre à ces mêmes clients de conclure leurs contrats d'assurance par des technologies automatisées et économiques de passation de « contrats intelligents ». Comme l'expliquent les auteurs du Rapport, la technologie des registres distribués (sous la forme de chaînes de blocs) jouera un rôle important dans la mise au point de modèles d'assurance de type « pair à pair » (« P2P ») et « à la demande » (ce que le Rapport appelle une stratégie « révolutionnaire ») et devrait de manière générale améliorer l'efficience des assureurs traditionnels. Comme autres stratégies qui pourraient être utilisées pour tirer profit des nouvelles technologies, mentionnons (i) le modèle « agrégateur », axé sur l'interaction avec les clients (par exemple grâce à une application mobile) et proposant une gamme de solutions d'assurance offertes par divers fournisseurs; (ii) le modèle « intégrateur », dans lequel la couverture d'assurance est associée ou intégrée à un produit ou un service autre qu'une assurance; et (iii) un modèle « novateur » dans lequel des sociétés d'assurance totalement numériques s'intéressent principalement à des niches ou à des publics particuliers et utilisent des plateformes d'assurance P2P.

Le secteur actuel des AssurTech

Un postulat important énoncé dans le Rapport est que les AssurTech semblent appelées à devenir la deuxième vague de la révolution des FinTech; autrement dit, le modèle de croissance qui a déjà été observé dans le secteur bancaire et les marchés financiers va probablement être reproduit dans le secteur de l'assurance. Depuis 2010, plus de 50 milliards de dollars américains ont été investis dans quelque 2 500 sociétés de FinTech, et l'intérêt pour le capital de risque affiche une forte hausse depuis 2014. Selon les chiffres de KPMG, le financement mondial des entreprises en démarrage dans le secteur des AssurTech a plus que triplé entre 2014 et 2015, passant de 800 millions à 2,5 milliards de dollars durant cette période. Dans une étude dont les résultats sont publiés sur son site Web, CB Insights souligne que la part du Canada dans les opérations réalisées dans ce secteur était de 4 % pour le premier semestre de 2016, comparativement à 63 % pour les États-Unis (aucun autre pays n'affichait une part supérieure à 6 %). L'édition du quatrième trimestre de 2016 de l'analyse de KPMG, publiée trop tard pour pouvoir être prise en compte dans le Rapport, note que la perception d'une saturation du marché américain des Fintech a entraîné une chute marquée des investissements totaux en 2016, mais que l'intérêt pour les AssurTech connaît une croissance « exponentielle, alors que ce secteur commence à rattraper son retard ».

Les entrants récents sur le marché ciblent de nombreuses niches, de grande ou de petite taille au sein de ce secteur, et offrent des plateformes pour la distribution de produits d'assurance locataire et d'assurance vétérinaire, en plus des rentes et des polices d'assurance vie temporaire plus traditionnelles. Les assureurs en place commencent déjà à reconnaître que la meilleure stratégie pourrait être de nouer des partenariats avec des entreprises en démarrage créatives, plutôt que de tenter d'innover de l'intérieur. Le Rapport cite une étude de PwC réalisée en 2016, dans laquelle les réponses des assureurs traditionnels à la montée des AssurTech se répartissaient en quatre catégories :

  1. exploration (p. ex. surveillance ou implantation dans la Silicon Valley ou dans un autre pôle d'innovation technologique majeur);
  2. partenariats stratégiques (p. ex. offrir à une entreprise en démarrage de servir de milieu d'essai réaliste pour ses produits);
  3. participation aux activités du secteur des AssurTech (p. ex. en effectuant des acquisitions stratégiques ou en devenant partie prenante dans un incubateur de haute technologie);
  4. mise au point de nouveaux produits (p. ex. en profitant de leur activité au sein du secteur des AssurTech pour se renseigner sur les nouvelles niches que pourraient cibler de nouveaux produits d'assurance).

Scénarios envisageables pour l'avenir

La partie centrale du Rapport est une analyse de trois scénarios envisageables pour la croissance future du secteur des AssurTech, décrits ci-après :

  1. les assureurs en place réussissent à maintenir le lien avec leurs clients;
  2. la chaîne de valeur de l'assurance se fragmente; les assureurs en place perdent le contrôle du secteur;
  3. les géants de la haute technologie évincent les assureurs en place.

Les conséquences de chaque scénario pour les contrôleurs d'assurance sont ensuite analysées.

Scénario 1 : la domination du marché par les assureurs en place se poursuit

Dans ce scénario, la structure du secteur de l'assurance subit peu de changements et les assureurs traditionnels conservent leur mainmise sur le processus, en intégrant les nouvelles technologies soit par externalisation, soit par la mise sur pied de services maison (achetés ou développés organiquement). Selon le Rapport, si ce scénario se concrétise, les grands gagnants seront probablement les principales compagnies d'assurance mondiales disposant du capital requis pour investir dans les nouvelles technologies (ou dans les entreprises en démarrage qui les ont mises au point), ainsi que les assureurs de moindre importance plus à l'aise avec ces technologies et disposant de la flexibilité et de la culture organisationnelles requises pour s'adapter. Autrement dit, l'effet de ce scénario sur la compétitivité sera probablement de réduire les marges bénéficiaires des assureurs en place de taille intermédiaire et moins souples et, à terme, de limiter la concurrence (et peut-être aussi les choix offerts aux clients). Une autre conséquence de la croissance du secteur des AssurTech selon ce scénario serait la nécessité pour les assureurs de resserrer les liens avec leurs clients, car ils pourront choisir directement un fournisseur d'assurance pour une durée limitée et une fin particulière tout au long de leur vie, au lieu de faire un choix à long terme (comme cela s'est toujours fait) pour l'assurance habitation, automobile et les biens à quelques occasions seulement au cours de leur vie (et par l'intermédiaire d'un courtier ou d'un conseiller financier dont la participation active peut éclipser la marque de l'assureur).

Selon ce scénario, les autorités réglementaires devront elles aussi relever plusieurs défis, car il leur faudra garder une longueur d'avance sur une technologie en évolution constante au sein d'un secteur qui, par le passé, a été relativement préservé de tout changement « perturbateur ». Du point de vue du contrôleur, le principal avantage de ce scénario par rapport aux autres est qu'il ne prévoit pas de fragmentation de ce secteur. De plus, il n'exige pas l'acquisition de connaissances approfondies à l'égard ou de la part des nouveaux acteurs de cette industrie, dont la culture n'est pas nécessairement en phase avec l'environnement réglementaire de l'assurance.

Scénario 2 : fragmentation du marché accompagnée d'une perte d'influence marquée des assureurs en place

Dans le second scénario envisagé dans le Rapport, l'assureur traditionnel demeure le porteur du risque en arrière-plan, mais les aspects commerciaux relevant de la vente au détail sont pilotés par les entreprises de haute technologie qui, en général, commercialisent les produits d'assurance dans le cadre d'une offre groupée de services (p. ex. un forfait d'infodivertissement conçu pour les véhicules à moteur, ou une offre globale de « sécurité résidentielle » s'adressant aux propriétaires d'une résidence).

Les auteurs du Rapport s'inquiètent du risque, selon le scénario 2, de voir la nature concurrentielle de ce secteur s'émousser; en effet, si les clients achètent une assurance dans le cadre d'une offre groupée plus large, ils seront peut-être moins portés à s'intéresser à la valeur intrinsèque du produit d'assurance proposé. De plus, ce scénario favorisera les grandes compagnies d'assurance multinationales, capables d'offrir une couverture dans un grand nombre de pays. Quels que soient les assureurs traditionnels qui finiront par dominer la partie cachée de ce nouveau système, leur relégation à ce rôle de soutien (les privant de tout rôle dans la vente au détail et de toute influence réelle sur ce volet) peut les laisser dans l'ignorance de la prime d'assurance payée par le client (laquelle, selon ce scénario, sera en général incluse dans un montant plus élevé correspondant à un éventail de services diversifiés). L'assureur peut ainsi se trouver dans l'impossibilité de veiller à ce que le client reçoive un service approprié, un risque déjà présent dans tout scénario où l'assurance souscrite par le client fait partie d'un ensemble de produits ou services liés.

Pour les autorités réglementaires, le second scénario pose des difficultés considérables. Par exemple, si la domination des principales compagnies d'assurance multinationales continue de croître, comme le prédit ce scénario, les autorités nationales de réglementation pourraient voir leur capacité d'influer sur la fourniture de produits d'assurance amoindrie. Comme le font remarquer les auteurs du Rapport, il sera extrêmement difficile pour les contrôleurs et les autorités réglementaires nationales de répondre à la question plus qu'élémentaire de savoir comment, et selon quelles conditions, un produit d'assurance a réellement été mis sur le marché. En outre, du point de vue du contrôle ou des règles prudentielles, la réduction du rôle des compagnies d'assurance à celui du porteur du risque ne peut que fragiliser ces entreprises, qui voient ainsi s'amenuiser leur capacité d' « interfinancement grâce à d'autres éléments de la chaîne de valeur de l'assurance ». Comme le laisse également entendre le Rapport, si ce scénario se concrétise, une révision des régimes de protection des consommateurs pourrait s'imposer, puisque le consommateur ne sera alors en lien direct qu'avec des entreprises qui ne relèvent pas principalement du secteur de l'assurance et dont les modèles d'affaires peuvent être difficiles à comprendre pour leurs partenaires assureurs (ou pour les autorités réglementaires).

Scénario 3 : les assureurs en place sont évincés du marché par les géants de la haute technologie

La troisième possibilité envisagée dans le Rapport est une perturbation profonde, un scénario catastrophe dans lequel les géants de la haute technologie (notamment les « GAFA », c'est-à-dire Google, Amazon, Facebook et Apple) prennent le contrôle de l'intégralité de la chaîne de valeur de l'assurance en l'intégrant aux produits qu'ils commercialisent. Un tel scénario est plus plausible dans le marché de l'assurance des biens et de l'assurance maladie et automobile, où des technologies comme la transmission automatisée des données sur un véhicule et les dispositifs portables permettent l'envoi direct et en temps réel de l'information à l'entité offrant la protection. Les auteurs du Rapport notent par ailleurs qu'une telle prise de contrôle complète, si elle se produit, surviendra sans doute après une longue période de partenariat avec les assureurs traditionnels.

Ce scénario semble reposer sur une prolifération de données qui, tout en permettant la mise au point de produits hautement personnalisés, soulèverait de sérieuses préoccupations en matière de protection des renseignements personnels, comparables à celles que suscitent déjà les tests génétiques individualisés. Pour les autorités réglementaires, la protection de la vie privée pourrait devenir une préoccupation de premier plan. De plus, le fait que ce nouveau système fasse abstraction des frontières, comme dans le cas du scénario 2, poserait certaines difficultés aux organismes de contrôle des assurances au niveau national. Pour leur part, les assureurs en place pourraient répondre à cette menace en devenant eux-mêmes des fournisseurs de plateformes, qui offriraient par exemple des services de prévention, de réparation et d'assistance, ainsi que des services financiers de nature à renforcer la fidélité et l'engagement des clients ayant souscrit une assurance automobile. Même si les géants de la haute technologie tentent de prendre le contrôle de la chaîne de valeur de l'assurance, ils continueront probablement d'avoir besoin de services de réassurance sous leur forme traditionnelle, note le Rapport.

Conclusion

Les auteurs concluent notamment que sans égard au scénario qui se matérialisera, l'essor des mégadonnées aura des répercussions sur toutes les facettes du marché de l'assurance en permettant la réalisation de gains d'efficience importants, mais aussi en soulevant des préoccupations en matière de protection des renseignements personnels et de cybercriminalité. Plus généralement, ils prédisent que les points suivants devront être, pour les autorités réglementaires et les contrôleurs, les principaux axes d'intervention pour se préparer aux changements appelés à se produire à brève échéance :

  1. compréhension des innovations technologiques;
  2. adaptation de la réglementation prudentielle;
  3. adaptation de la réglementation du secteur;
  4. collaboration avec les pouvoirs publics, les acteurs du milieu, les universitaires et les autorités réglementaires en matière financière au sujet des changements technologiques et de leurs diverses conséquences;
  5. amélioration des ressources de contrôle afin de bien comprendre les risques associés aux innovations technologiques complexes et d'y répondre convenablement.

En raison de l'analyse aussi large qu'approfondie qu'il propose, le Rapport devrait impérativement être lu par tous les acteurs du milieu de l'assurance, au Canada comme à l'étranger. En particulier, son annexe 1 présente une vue d'ensemble intéressante des innovations technologiques actuelles, et l'annexe 2 donne quelques exemples pertinents d'activités en AssurTech dans toute la chaîne de valeur de l'assurance.

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